Méthodologie DRS-2.0
Mesurer la préparation transactionnelle, pas la qualité d’un investissement.
Le DealReady Score™ répond à une seule question : dans quelle mesure cette entreprise est-elle réellement prête à présenter une transaction de financement à des investisseurs institutionnels ?
Six piliers, cent points
| Pilier | Poids | Question centrale |
|---|---|---|
| Financial Readiness | 25 | Peut-on faire confiance aux chiffres et aux prévisions ? |
| Strategic & Business Readiness | 15 | L’entreprise présente-t-elle une proposition économique défendable ? |
| Governance Readiness | 15 | La gouvernance, le management et la conformité résistent-ils à une due diligence ? |
| Transaction Readiness | 20 | Existe-t-il une transaction claire, cohérente et structurée ? |
| Documentation Readiness | 10 | Le dossier peut-il être ouvert et audité rapidement ? |
| Investor Readiness | 15 | Le management peut-il défendre le dossier face aux investisseurs ? |
Chacun des 50 critères est noté de 0 à 4 : 0 Critical / Absent, 1 Weak, 2 Developing, 3 Ready, 4 Institutional Grade. Les points d’un critère valent poids × note effective / 4. Un 4/4 garde le même sens quelle que soit la taille de l’entreprise : c’est un niveau institutionnel.
Le discours crée une hypothèse. La preuve crée la confiance.
Un score ne peut pas dépendre des seules déclarations du dirigeant. Pour chaque critère, la preuve est évaluée sur quatre dimensions : disponibilité (0–2), fiabilité (0–2), fraîcheur (0–1) et cohérence avec les autres documents (0–1). Le niveau de preuve obtenu, de E0 à E3, plafonne la note effective : sans preuve, un critère ne peut dépasser 1/4 ; avec une preuve complète et réconciliée, il peut atteindre 4/4.
L’Evidence Confidence Index™ agrège cette qualité de preuve sur 100. Il distingue un Indicative DealReady Score™, essentiellement déclaratif, d’un Verified DealReady Score™, obtenu après revue documentaire, contrôle de cohérence, revue d’analyste et examen des Critical Gates. Aucun outil automatisé ne délivre seul le statut vérifié.
Dix Critical Gates™
Une moyenne arithmétique ne doit jamais masquer un défaut fondamental. Dix conditions sont examinées séparément et notées Green, Amber ou Red :
- Actionnariat et bénéficiaires effectifs clairs
- Information financière historique suffisamment fiable
- Liquidité, cash-flow et service de la dette non structurellement compromis
- Risques fiscaux et juridiques matériels identifiés et contrôlés
- Alignement des actionnaires sur la transaction
- Montant recherché et utilisation des fonds cohérents
- Valorisation défendable
- Information cohérente et traçable
- Licences et autorisations opérationnelles valides
- Profil d’intégrité et de conformité acceptable après KYC
Un gate rouge plafonne le niveau final et impose une remédiation. Deux gates rouges ou plus : l’entreprise n’est pas prête pour une approche institutionnelle, quel que soit son score. Un Deal Breaker (fraude, actionnariat non établi, contentieux majeur caché, violation réglementaire majeure) doit être résolu avant toute approche investisseur.
Six niveaux et une règle de minimum
| Niveau | Score | Signification |
|---|---|---|
| DR1 | 0 – 39 | Foundation / Not Ready |
| DR2 | 40 – 54 | Early Readiness |
| DR3 | 55 – 69 | Developing |
| DR4 | 70 – 79 | Transaction-Ready |
| DR5 | 80 – 89 | Investor-Ready |
| DR6 | 90 – 100 | Institutional-Grade Readiness |
Le niveau final n’est jamais la seule traduction du score global. La Rule of Minimum Readiness™ exige, pour les niveaux élevés, des seuils par pilier, un Evidence Confidence Index minimal, une couverture de revue par analyste et l’absence de gate rouge. Le niveau DR5, par exemple, suppose au moins 65 % dans chaque pilier, 70 % en Financial et Transaction, un Evidence Confidence Index d’au moins 70 % et aucun Critical Gate rouge.
Sector Overlays, Capital Fit™ et DealReady Gap™
Le score cœur reste comparable entre secteurs. Les spécificités sectorielles — licences et enregistrements en santé, concessions et offtake en énergie, foncier et saisonnalité en agribusiness, capital réglementaire et AML en services financiers, propriété intellectuelle et churn en technologie — sont traitées dans un overlay séparé qui ne déforme pas le cœur.
Le Capital Fit™ mesure l’adéquation de la préparation à une forme de capital : dette bancaire, private credit, private equity, investisseur stratégique, impact / DFI, marchés de capitaux. Ce n’est pas une probabilité de financement.
Le DealReady Gap™ compare le score actuel au profil cible (Emerging, Growth ou Institutional) et produit, critère par critère, l’écart en points, la priorité (Critical, High, Medium, Low) et l’action corrective. Il devient naturellement la feuille de route du Capital Readiness Sprint™.
Le QuickScore™ en quinze questions
Le QuickScore est la version déclarative et gratuite de la méthode : quinze questions pondérées sur 100, couvrant les six piliers, avec quatre Critical Gates (information financière, actionnariat et gouvernance, utilisation des fonds, alignement des actionnaires). Il produit un score, six scores par pilier, trois forces, trois blockers classés par impact et une recommandation. Les niveaux élevés portent le mot « potentiel » : un QuickScore reste une auto-évaluation tant qu’il n’a pas été confronté aux documents.
Gouvernance et calibration
La méthodologie DRS-2.0 est versionnée. Chaque rapport indique sa version et sa date d’évaluation. Les analystes justifient toute note de 0, 1 ou 4 et toute dérogation ; les dossiers borderline font l’objet d’une double revue ; un comité méthodologique approuve chaque évolution. Le plan de validation prévoit un double scoring de dossiers pilotes, la collecte structurée des résultats de processus (entrée en due diligence, term sheet, closing, blockers découverts) et une calibration statistique avant toute publication de benchmarks.
DRS-2.0 est une méthodologie de production testable ; elle ne prétend à aucune validation statistique comme standard de marché tant que l’échantillon ne le permet pas. DealReady ne publie aucune probabilité de financement.
Référentiels
La méthode s’appuie sur des cadres publics reconnus : la méthodologie de gouvernance d’entreprise et le Corporate Governance Development Framework de l’IFC, les IFC Performance Standards pour les enjeux environnementaux et sociaux, les recommandations du GAFI sur les bénéficiaires effectifs, les IPEV Valuation Guidelines pour la valorisation en private capital, et les définitions réglementaires de la notation de crédit (ESMA, AMF-UMOA) pour en rester distincte. L’usage de ces références n’implique aucune approbation de DealReady par ces institutions.